Mes partiels sont enfin
finis, et j'ai juste envie de courir dans tout Paris en hurlant
« Liiiibre, liiiibre ! », mais je pense d'abord
dormir pendant quelques temps, avant de devenir active. Et
accessoirement, de prier je ne sais quel dieu pour avoir une
connexion internet digne de ce nom. Rien ne marche avant midi.
J'ai enchaîné une
semaine de rêves extrêmement perturbants. Ils n'avaient rien de
choquant, effrayant ou quoique ce soit. Cependant, ils avaient tous
le même point commun. C'est à dire qu'ils se passaient là où j'ai
grandi, et toujours avec un ou plusieurs amis d'enfance. Pour la
plupart, je n'ai plus de nouvelles d'eux, depuis la fin du collège
au moins. Du coup, bonne surprise de les retrouver en rêve.
Les rêves en eux-mêmes
étaient par ailleurs assez monotones. C'était l'été, il faisait
beau et on était à la montagne, et on discutait simplement. Pas de
grande aventure, aucune romance. Encore moins folklo que ma vie
quotidienne.
J'ai fais plus d'une
dizaine fois des rêves de ce genre (oui, j'ai beaucoup dormi), et
hier, je me suis donc demandé s'il y avait une raison particulière
à cela. Et je crois que mes théories sont toutes à côté de la
plaque.
Tout d'abord, je me suis
dis qu'avec le stress, j'avais besoin de repos, et qu'inconsciemment,
je pensais à ce qui m'évoquait les vacances, donc chez mes parents.
Mais bon, étant donné que je n'aime pas trop cet endroit, ça
serait plus éprouvant qu'autre chose. Dans la même optique, j'ai
pensé que j'avais un petit élan de nostalgie.
Sinon, pour une théorie
complètement farfelue, et sortie de je ne sais quel coin de mon
cerveau, s'est imposée à mon esprit. Et c'est là que Proust fait
son entrée.
J'aime beaucoup l'odeur
de certains marqueurs pour tableau. Ce n'est peut être pas une odeur
que tout le monde aime, mais je frétille à chaque fois que je peux
en sentir. Ça n'arrive que très rarement (et c'est peut être mieux
ainsi). Or, pendant un cours, une de mes amies avait un de ces
marqueurs, et précisément ceux que mes professeurs utilisaient en
maternelle et en primaire. J'ai donc été toute heureuse de pouvoir
sentir à nouveau cette odeur (il faut croire qu'il m'en faut peu).
Et c'est suite à ce moment pas particulièrement folichon de ma vie
que j'ai fait des rêves de ce genre pendant précisément une
semaine.
Je crois que j'ai trouvé
ma madeleine.
