Sanctuaire

Cela fait deux, trois mois que mes rêves tournent toujours autour de la même chose... Invariablement. Plusieurs fois par semaine, je rêve d'un ou de plusieurs de mes amis d'enfance. 
Il ne se passe rien de particulier.

On se retrouve.
On est heureux.
On prend des nouvelles les uns des autres.

Et on continue comme si on ne s'était jamais séparés, comme si on s'était encore vu la veille.

Actuellement, je me trouve chez mes parents, donc précisément là où j'ai grandi. Ma mère a croisé à plusieurs reprises certains de mes amis, qui ont demandé de mes nouvelles et ont déclaré vouloir me revoir.

Ça m'a touché. 

Mais au fond, je ne suis pas sûre de vouloir les revoir.

Je n'ai absolument rien contre eux, bien au contraire.

Mes étés ici, avant que je commence à voyager un peu partout, étaient des plus heureux. J'ai passé des moments incroyables, plein de joie et de rires. Pas les vacances parfaites non plus, mais avec le recul, c'est un sentiment de plénitude que je ressens. J'en viens même à regretter cette époque. J'ai complètement oublié toutes les petites choses qui m'énervaient.

Mais c'est moi le problème.

J'ai tellement changé ces quatre dernières années (moment où j'ai croisé la plupart de mes amis pour la dernière fois), que j'ai peur d'entacher l'image qu'ils ont actuellement de moi, et de les décevoir.

Je ne veux pas gâcher leur souvenir, parce que les miens sont trop précieux.
Je n'ose pas les revoir avant d'aller mieux. 
Je ne sais même pas si j'ai encore le droit de les qualifier d'amis.
Mais dans mes rêves, je les sers fort contre mon cœur, éternellement.

En compagnie d'une camarade de l'université, l'autre jour, j'ai marché sur les traces de mon enfance. Je lui ai raconté des anecdotes des différents endroits que nous traversions. 
Elle n'a pas été touché par mes récits, et j'ai été transportée par mes souvenirs.

J'ai constaté tous les changements que le temps a effectué sur ma montagne.
J'ai croisé les parents d'une amie.

J'ai eu l'impression de traverser mon sanctuaire.
J'ai voulu faire comme autrefois, marcher les pieds dans l'herbe, faire comme les enfants qui courent innocemment. 

J'ai eu envie de me recroqueviller par terre. 
Espérant que le sol m'absorbe et me rende ma lumière.

Les endroits et paysages que j'ai tant détesté m'ont semblé être mon seul sanctuaire.
Jamais je n'ai été brisé là-bas. Mes blessures s'y sont toujours refermées instantanément.
Parce que je vivais pleinement et que tellement d'aventures m'attendaient que je n'avais pas le temps de me complaire dans mon malheur.

Je ne regrette pas que les temps changent.
Mais j'aurais aimé ne pas changer avec eux.



Errances

Mes plans pour cet été sont tous tombés à l'eau, les uns après les autres.
On ne peut pas dire que j'en avais beaucoup, c'est vrai, mais bon, tout de même...
Le plus inquiétant, c'est que je n'ai pas trouvé de travail.

Trouver un travail...

Dernièrement c'est devenu un petit sujet de conflit avec mes parents. Ils n'ont qu'une envie, c'est qu'à la fin de mes études, j'ai un travail. C'est normal. 

Sauf qu'il y a un problème. C'est que je n'ai jamais su "ce que je voulais faire plus tard". J'ai souvent eu quelques idées, qui ont duré à peine quelques semaines, quelques mois pour les plus tenaces. 

Bientôt 22 ans, et aucune idée de ce que je veux faire de ma vie.
Ça m'inquiète.


Vision irréelle dans Paris


"C'est pas le genre de travail que je voudrais faire.
-Peut être, mais il faut bien que tu bosses".

Je déteste ce genre de réflexion.
Ça ne devrait se passer comme ça pour personne, et c'est hors de question que ça soit le cas pour moi.
C'est tellement absurde de gâcher sa vie à faire un travail que l'on aime pas, uniquement dans le but de survivre. Je ne supporterai pas ce genre de paradoxe.

Comment est ce qu'on peut se laisser enfermer dans ces cercles vicieux ? 
Je refuse que ça m'arrive. 

Dans mes rêves les plus fous, je passerai une partie de mon temps à voyager, sans réfléchir où je vais. Simplement découvrir de nouveaux espaces, pieds nus, sous les étoiles. L'autre partie, je la passerai sur les bancs de l'Université, à toujours apprendre de nouvelles choses, sans me soucier de quelconques examens.
Et le reste du temps, je le consacrerai à créer, créer, créer. Rien d'autre. 



Que fais tu Proust ?


Mes partiels sont enfin finis, et j'ai juste envie de courir dans tout Paris en hurlant « Liiiibre, liiiibre ! », mais je pense d'abord dormir pendant quelques temps, avant de devenir active. Et accessoirement, de prier je ne sais quel dieu pour avoir une connexion internet digne de ce nom. Rien ne marche avant midi.



J'ai enchaîné une semaine de rêves extrêmement perturbants. Ils n'avaient rien de choquant, effrayant ou quoique ce soit. Cependant, ils avaient tous le même point commun. C'est à dire qu'ils se passaient là où j'ai grandi, et toujours avec un ou plusieurs amis d'enfance. Pour la plupart, je n'ai plus de nouvelles d'eux, depuis la fin du collège au moins. Du coup, bonne surprise de les retrouver en rêve.
Les rêves en eux-mêmes étaient par ailleurs assez monotones. C'était l'été, il faisait beau et on était à la montagne, et on discutait simplement. Pas de grande aventure, aucune romance. Encore moins folklo que ma vie quotidienne.


J'ai fais plus d'une dizaine fois des rêves de ce genre (oui, j'ai beaucoup dormi), et hier, je me suis donc demandé s'il y avait une raison particulière à cela. Et je crois que mes théories sont toutes à côté de la plaque.
Tout d'abord, je me suis dis qu'avec le stress, j'avais besoin de repos, et qu'inconsciemment, je pensais à ce qui m'évoquait les vacances, donc chez mes parents. Mais bon, étant donné que je n'aime pas trop cet endroit, ça serait plus éprouvant qu'autre chose. Dans la même optique, j'ai pensé que j'avais un petit élan de nostalgie.
Sinon, pour une théorie complètement farfelue, et sortie de je ne sais quel coin de mon cerveau, s'est imposée à mon esprit. Et c'est là que Proust fait son entrée.
J'aime beaucoup l'odeur de certains marqueurs pour tableau. Ce n'est peut être pas une odeur que tout le monde aime, mais je frétille à chaque fois que je peux en sentir. Ça n'arrive que très rarement (et c'est peut être mieux ainsi). Or, pendant un cours, une de mes amies avait un de ces marqueurs, et précisément ceux que mes professeurs utilisaient en maternelle et en primaire. J'ai donc été toute heureuse de pouvoir sentir à nouveau cette odeur (il faut croire qu'il m'en faut peu). Et c'est suite à ce moment pas particulièrement folichon de ma vie que j'ai fait des rêves de ce genre pendant précisément une semaine.



Je crois que j'ai trouvé ma madeleine. 

Quand les sujets d'examens s'inspirent d'Hunger Games.

J'ai beau être en vacances, dans moins d'un mois, je serai en partiel. Et je crois que ça commence déjà à me travailler un peu trop sérieusement.
Mais surtout je vois à quel point ma fac terrifie mon pauvre inconscient.


Nuit du 17 au 18 avril 2015


Je vais à la fac avec des amies, afin de passer mon premier partiel. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, mais je ne suis pas si inquiète que ça.
Je me retrouve dans une grande salle, en bordure de forêt, avec tous les autres étudiants de mon année, et le sujet, est vraiment VRAIMENT terrifiant.
Sur un papier est noté le nom d'un élève qui doit mourir, s'il meurt, tous les autres élèves valident leur année. Mais l'élève ainsi désigné à le droit de mentir et de prétendre que c'est le nom de quelqu'un d'autre qui a été inscrit, afin de sauver sa peau.
Naturellement, c'est mon nom qui sort. Mais je n'ai pas vu moi même le papier, donc je crie au complot, persuadée que c'est en réalité le nom de ma camarade qui a lu le sujet qui est inscrit, et qu'elle cherchait à se protéger. Moi, mourir pour mes partiels ? Plutôt mour... hors de question. Suite à mon intervention, les autres élèves se retournent donc contre elle. 

On se retrouve ensuite en tête à tête toutes les deux, dans un garage. Et j'essaye de trouver une solution, parce que bien que je n'ai pas du tout envie de mourir, je n'ai pas non plus envie de sacrifier une camarade pour parvenir à mes fins. Alors qu'elle semble bien plus déterminée que moi. C'est à ce moment précis que mon père fait irruption (merci papa), et alors que je cherche une solution, il me dit calmement "Es-tu sûre que tout ceci est réel ?". 
Sur cette intervention, je réalise que je suis probablement en train de rêver, du coup, j'utilise une technique qui me permet de savoir si je suis dans un rêve ou non. Et hop ! Me voici transportée dans un rêve lucide. Malheureusement, les autres élèves se rapprochent de moi et de ma camarade, l'air tout de même un peu menaçant (tout le monde veut sa licence je crois).
A ce moment, je me mets à réfléchir : je sais que je suis dans un rêve, alors profitons en, où est ce que j'ai envie d'aller ? Sur cette pensée, c'est donc tout naturellement que je me retrouve au Japon, d'abord à Okinawa, puis à Osaka et enfin à Tokyo. Je m'y promène un certain temps, avant de retourner en France, puisque j'avais tout de même besoin de passer mes partiels.

Je retourne donc à ma fac, ou je croise une amie, on discute un peu, se demandant quels vont bien être les sujets d'examens. Je tente de rassurer mon amie : mon nom a déjà été tiré une fois, et je ne pense pas que le "sujet" soit le même deux fois de suite, surtout que je ne suis pas censée être aux rattrapages.

C'est fou comme je me trompe parfois. Mon nom était à nouveau écrit sur le petit bout de papier, et mes camarades, plus désireux que jamais d'enfin avoir leur licence. 



C'est triste de faire ce genre de rêve pendant les vacances, alors que je suis censée me détendre un petit peu. Et c'est aussi assez incroyable de voir que les examens m'inquiètent à ce point. 
Où sont mes calmants ? 



Rituels

Je n'ai pas de vrai rituel avant de m'endormir. La plupart du temps, je m'endors d'ailleurs assez difficilement. J'ai beau être fatiguée, je me retourne souvent dans tous les sens avant de rejoindre ce cher Morphée. C'est un peu de ma faute, je sais pertinemment qu'il faut éteindre tous les écrans un certain temps avant d'aller se coucher, et bien évidemment, c'est la dernière chose que je fais de ma journée. 

Cependant, j'aime bien que les portes de tous mes placards (et les portes tout court d'ailleurs), soient bien closes. Si jamais il y en a une qui ne serait qu'entrouverte, je suis incapable de m'endormir paisiblement, et je me réveille en sursaut au moindre bruit. Donc en général, je prends bien garde à ce que tout soit hermétiquement fermé. 
Je mets rarement de la musique pour m'endormir : quand ça m'arrive, en général, j'écoute l'album en entier. Etant donné que j'écoute principalement du métal... souvent ça me réveille plus que ça ne m'aide à m'endormir. Du coup, je me sens obligée de ré-écouter l'album, et je m'endors à la deuxième écoute. Très malin.



Une amie m'avait offert un attrape-rêve quand j'avais 13-14 ans, pour mon anniversaire. J'ai cru pendant assez longtemps que cela s'appelait un attrape-cauchemar, jusqu'à ce qu'on m'affirme le contraire. J'ai appris ça l'année dernière en réalité... 
Bref, je pense que tout le monde connaît ces objets : accrochés au dessus de notre lit, ils sont censés faire le tri dans nos visions nocturnes, et ainsi nous permettre de ne voir que les bonnes, nous épargnant ainsi ces moments assez désagréables que sont les cauchemars.
Le soir même ou j'ai reçu mon attrape-rêve, j'ai décidé de l'accroché au dessus de mon lit. Je ne peux pas dire que je croyais vraiment en son efficacité. Mais tant qu'à faire, autant s'en servir, et voir si la chose est efficace ou non. Puis il faut dire que j'aime beaucoup l'esthétique des attrapes-rêves : je les trouve très beaux, délicats, et j'aime énormément les plumes. 
Malheureusement pour moi, la première nuit où je l'ai suspendu au dessus de mon oreiller, j'ai bien évidemment, fait un cauchemar. Je ne m'en rappelle plus dans les détails aujourd'hui, mais je trouve que l'ironie est assez frappante.



Amnésique mais bien accompagnée


On ne peut pas dire que ma vie amoureuse ait été particulièrement folle, puisqu'on ne peut pas réellement dire que j'ai une quelconque vie amoureuse.


Cependant, mes amours imaginaires sont assez nombreux (j'en vois venir certains, aucun de mes rêves n'est interdit aux -18).Et dans mes rêves aussi, il y a parfois l’apparition de quelqu'un étant "l'amour de ma vie". 
En général, j'en suis assez consciente, dès le début. Je sais que je l'aime, je sais qu'il m'aime, c'est beau, c'est joyeux. Parce que bien évidemment, dans mes rêves, l'amour est presque toujours réciproque, pour mon plus grand plaisir.


Néanmoins, au réveil, en me remémorant mon rêve, j'ai été surprise par la tournure que celui-ci avait pris.


Je retournais à l'Université pour la première fois depuis mon accident. J'étais partie quelques jours en vacances, et manque de chance, j'avais eu un accident de voiture. Physiquement, je n'avais aucune blessure, mais mon cerveau avait prit un coup*


J'assistais à mes cours normalement en amphithéâtre, confortablement installée sur un joli fauteuil violet**, qui me donnait plus envie de dormir que d'écouter le professeur. Ne faisant ni l'un ni l'autre, je discutais tranquillement avec une amie, qui me racontait ce que j'avais loupé. En soit, la situation était assez normale. Jusqu'à ce qu'un plus ou moins charmant garçon vienne s’asseoir à mes côtés, me tapotant gentillement la tête et me caressant doucement la main. La situation n'avait l'air de déranger que moi. Le jeune homme s'en alla très vite, murmurant un mot qui m'inquiéta fortement.
Me tournant vers mon amie qui était visiblement plus au courant de ma vie que moi, je lui demandai :
"Quand il parle de notre mariage... ça veut dire que je suis censée le connaître ?".


Il semblait que je le connaissais particulièrement bien, étant donné que nous étions fiancés depuis déjà 8 mois. N'ayant aucun sentiment pour lui, j'ai, jusqu'à la fin de mon rêve, pesé le pour et le contre, me demandant si ça valait le coup que je l'épouse. Je n'étais pas vraiment convaincue, même si je me disais qu'on avait forcément des choses en commun, puisqu'on étudiait la même chose, et qu'on pourrait donc en profiter pour s'entraider. J'avais tenté de l'évité le plus possible, pour pouvoir réfléchir au mieux. Finalement, alors qu'avec toute ma promotion nous marchions au bord d'une piscine (devant, laquelle je tombais à trois reprises, sur le carrelage), je décidai de l'épouser, car si j'avais pu tomber amoureuse de lui une fois, mes sentiments pour lui finiraient bien par refaire leur apparition.



Ce qui me semble le plus étrange au final, c'est que le jeune homme de mon rêve existe bel et bien, et qu'il étudie dans mon université avec moi, mais que je ne lui ai jamais parlé.
C'est bien gentil à toi de venir me parler dans mon rêve, mais si jamais tu comptes le faire en vrai, s'il te plait ne me demande pas en mariage directement, ça serait étrange. Merci.



*Comme si j'avais besoin de ça...
**Des fauteuils dans ma fac ? Improbable.


Rêveries et Divagations


Chers lecteurs, chères lectrices,
Bienvenue sur ce blog !


J'ai pris la résolution de l'écrire pour plusieurs raisons.


Tout d'abord, j'ai toujours eu un certain rapport avec la lecture et l'écriture. Je ne suis cependant jamais sûre de ce que j'écris, et avoir des avis extérieurs, positifs ou négatifs, du moment qu'ils sont constructifs pourront toujours m'aider à progresser. J'ai eu plusieurs blogs par le passé, et j'ai voulu retenter l'expérience, un peu différemment, cette fois-ci.
De plus, l'écriture est un bon moyen de se vider à la tête mais pousse également à la réflexion. Il y a une recherche de perfection dans chaque texte que l'on écrit et chaque mot que l'on sélectionne. Ce blog pourrait donc bien devenir un moyen d'améliorer mon style d'écriture.
Bien sûr, je veux avant tout me détendre en postant ici, et distraire le lecteur.
Ensuite, j'ai la très mauvaise habitude de ne pas tenir mes projets dans la durée, mais je vais faire en sorte que celui-ci perdure autant que possible. C'est une sorte de petit défi personnel.


Je ne pense pas poster ici des écrits à proprement parlé, comme des nouvelles ou autres. Ça viendra peut être un jour, si j'ai assez confiance en moi pour en poster. Et si, naturellement, j'en écris.


En attendant, j'avais pour projet de raconter ici certains de mes rêves. La plupart sont complètement délirants et irréalistes. Je me demande très souvent où mon inconscient va chercher tout ça. Parfois, je me dis qu'il est logique que je sois plus fatiguée au réveil qu'avant que je dorme. Mais ils sont toujours amusants à raconter, et les écrire me permet de m'en souvenir.


Mis à part mes rêves, je vais parler de ma vie quotidienne, de mes pensées, rêveries et autres divagations.

Il est vrai que je suis quelqu'un de franchement banale, et ma vie n'est pas des plus amusante. J'ai souffert (et je souffre encore actuellement) de troubles du comportement alimentaire. Ce n'est pas joyeux, mais je me bats malgré tout, et c'est ce qui compte. J'ai eu le malheur de croiser ce que l'on appelle une perverse narcissique, et même si je n'ai plus de contact avec cette personne depuis plusieurs années, j'en ai toujours peur. 

Néanmoins, je cherche toujours à voir le bon côté de la chose et à aller de l'avant. J'ai toujours, toujours de l'espoir en moi, et je crois que c'est ça qui me pousse à aller de l'avant. Je cherche toujours à progresser et a m'améliorer, je sais que j'ai encore beaucoup de chemin à faire. 
J'ai hâte de le parcourir et de partir à l'aventure.
Avec vous tous.