Quand les sujets d'examens s'inspirent d'Hunger Games.

J'ai beau être en vacances, dans moins d'un mois, je serai en partiel. Et je crois que ça commence déjà à me travailler un peu trop sérieusement.
Mais surtout je vois à quel point ma fac terrifie mon pauvre inconscient.


Nuit du 17 au 18 avril 2015


Je vais à la fac avec des amies, afin de passer mon premier partiel. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, mais je ne suis pas si inquiète que ça.
Je me retrouve dans une grande salle, en bordure de forêt, avec tous les autres étudiants de mon année, et le sujet, est vraiment VRAIMENT terrifiant.
Sur un papier est noté le nom d'un élève qui doit mourir, s'il meurt, tous les autres élèves valident leur année. Mais l'élève ainsi désigné à le droit de mentir et de prétendre que c'est le nom de quelqu'un d'autre qui a été inscrit, afin de sauver sa peau.
Naturellement, c'est mon nom qui sort. Mais je n'ai pas vu moi même le papier, donc je crie au complot, persuadée que c'est en réalité le nom de ma camarade qui a lu le sujet qui est inscrit, et qu'elle cherchait à se protéger. Moi, mourir pour mes partiels ? Plutôt mour... hors de question. Suite à mon intervention, les autres élèves se retournent donc contre elle. 

On se retrouve ensuite en tête à tête toutes les deux, dans un garage. Et j'essaye de trouver une solution, parce que bien que je n'ai pas du tout envie de mourir, je n'ai pas non plus envie de sacrifier une camarade pour parvenir à mes fins. Alors qu'elle semble bien plus déterminée que moi. C'est à ce moment précis que mon père fait irruption (merci papa), et alors que je cherche une solution, il me dit calmement "Es-tu sûre que tout ceci est réel ?". 
Sur cette intervention, je réalise que je suis probablement en train de rêver, du coup, j'utilise une technique qui me permet de savoir si je suis dans un rêve ou non. Et hop ! Me voici transportée dans un rêve lucide. Malheureusement, les autres élèves se rapprochent de moi et de ma camarade, l'air tout de même un peu menaçant (tout le monde veut sa licence je crois).
A ce moment, je me mets à réfléchir : je sais que je suis dans un rêve, alors profitons en, où est ce que j'ai envie d'aller ? Sur cette pensée, c'est donc tout naturellement que je me retrouve au Japon, d'abord à Okinawa, puis à Osaka et enfin à Tokyo. Je m'y promène un certain temps, avant de retourner en France, puisque j'avais tout de même besoin de passer mes partiels.

Je retourne donc à ma fac, ou je croise une amie, on discute un peu, se demandant quels vont bien être les sujets d'examens. Je tente de rassurer mon amie : mon nom a déjà été tiré une fois, et je ne pense pas que le "sujet" soit le même deux fois de suite, surtout que je ne suis pas censée être aux rattrapages.

C'est fou comme je me trompe parfois. Mon nom était à nouveau écrit sur le petit bout de papier, et mes camarades, plus désireux que jamais d'enfin avoir leur licence. 



C'est triste de faire ce genre de rêve pendant les vacances, alors que je suis censée me détendre un petit peu. Et c'est aussi assez incroyable de voir que les examens m'inquiètent à ce point. 
Où sont mes calmants ? 



Rituels

Je n'ai pas de vrai rituel avant de m'endormir. La plupart du temps, je m'endors d'ailleurs assez difficilement. J'ai beau être fatiguée, je me retourne souvent dans tous les sens avant de rejoindre ce cher Morphée. C'est un peu de ma faute, je sais pertinemment qu'il faut éteindre tous les écrans un certain temps avant d'aller se coucher, et bien évidemment, c'est la dernière chose que je fais de ma journée. 

Cependant, j'aime bien que les portes de tous mes placards (et les portes tout court d'ailleurs), soient bien closes. Si jamais il y en a une qui ne serait qu'entrouverte, je suis incapable de m'endormir paisiblement, et je me réveille en sursaut au moindre bruit. Donc en général, je prends bien garde à ce que tout soit hermétiquement fermé. 
Je mets rarement de la musique pour m'endormir : quand ça m'arrive, en général, j'écoute l'album en entier. Etant donné que j'écoute principalement du métal... souvent ça me réveille plus que ça ne m'aide à m'endormir. Du coup, je me sens obligée de ré-écouter l'album, et je m'endors à la deuxième écoute. Très malin.



Une amie m'avait offert un attrape-rêve quand j'avais 13-14 ans, pour mon anniversaire. J'ai cru pendant assez longtemps que cela s'appelait un attrape-cauchemar, jusqu'à ce qu'on m'affirme le contraire. J'ai appris ça l'année dernière en réalité... 
Bref, je pense que tout le monde connaît ces objets : accrochés au dessus de notre lit, ils sont censés faire le tri dans nos visions nocturnes, et ainsi nous permettre de ne voir que les bonnes, nous épargnant ainsi ces moments assez désagréables que sont les cauchemars.
Le soir même ou j'ai reçu mon attrape-rêve, j'ai décidé de l'accroché au dessus de mon lit. Je ne peux pas dire que je croyais vraiment en son efficacité. Mais tant qu'à faire, autant s'en servir, et voir si la chose est efficace ou non. Puis il faut dire que j'aime beaucoup l'esthétique des attrapes-rêves : je les trouve très beaux, délicats, et j'aime énormément les plumes. 
Malheureusement pour moi, la première nuit où je l'ai suspendu au dessus de mon oreiller, j'ai bien évidemment, fait un cauchemar. Je ne m'en rappelle plus dans les détails aujourd'hui, mais je trouve que l'ironie est assez frappante.



Amnésique mais bien accompagnée


On ne peut pas dire que ma vie amoureuse ait été particulièrement folle, puisqu'on ne peut pas réellement dire que j'ai une quelconque vie amoureuse.


Cependant, mes amours imaginaires sont assez nombreux (j'en vois venir certains, aucun de mes rêves n'est interdit aux -18).Et dans mes rêves aussi, il y a parfois l’apparition de quelqu'un étant "l'amour de ma vie". 
En général, j'en suis assez consciente, dès le début. Je sais que je l'aime, je sais qu'il m'aime, c'est beau, c'est joyeux. Parce que bien évidemment, dans mes rêves, l'amour est presque toujours réciproque, pour mon plus grand plaisir.


Néanmoins, au réveil, en me remémorant mon rêve, j'ai été surprise par la tournure que celui-ci avait pris.


Je retournais à l'Université pour la première fois depuis mon accident. J'étais partie quelques jours en vacances, et manque de chance, j'avais eu un accident de voiture. Physiquement, je n'avais aucune blessure, mais mon cerveau avait prit un coup*


J'assistais à mes cours normalement en amphithéâtre, confortablement installée sur un joli fauteuil violet**, qui me donnait plus envie de dormir que d'écouter le professeur. Ne faisant ni l'un ni l'autre, je discutais tranquillement avec une amie, qui me racontait ce que j'avais loupé. En soit, la situation était assez normale. Jusqu'à ce qu'un plus ou moins charmant garçon vienne s’asseoir à mes côtés, me tapotant gentillement la tête et me caressant doucement la main. La situation n'avait l'air de déranger que moi. Le jeune homme s'en alla très vite, murmurant un mot qui m'inquiéta fortement.
Me tournant vers mon amie qui était visiblement plus au courant de ma vie que moi, je lui demandai :
"Quand il parle de notre mariage... ça veut dire que je suis censée le connaître ?".


Il semblait que je le connaissais particulièrement bien, étant donné que nous étions fiancés depuis déjà 8 mois. N'ayant aucun sentiment pour lui, j'ai, jusqu'à la fin de mon rêve, pesé le pour et le contre, me demandant si ça valait le coup que je l'épouse. Je n'étais pas vraiment convaincue, même si je me disais qu'on avait forcément des choses en commun, puisqu'on étudiait la même chose, et qu'on pourrait donc en profiter pour s'entraider. J'avais tenté de l'évité le plus possible, pour pouvoir réfléchir au mieux. Finalement, alors qu'avec toute ma promotion nous marchions au bord d'une piscine (devant, laquelle je tombais à trois reprises, sur le carrelage), je décidai de l'épouser, car si j'avais pu tomber amoureuse de lui une fois, mes sentiments pour lui finiraient bien par refaire leur apparition.



Ce qui me semble le plus étrange au final, c'est que le jeune homme de mon rêve existe bel et bien, et qu'il étudie dans mon université avec moi, mais que je ne lui ai jamais parlé.
C'est bien gentil à toi de venir me parler dans mon rêve, mais si jamais tu comptes le faire en vrai, s'il te plait ne me demande pas en mariage directement, ça serait étrange. Merci.



*Comme si j'avais besoin de ça...
**Des fauteuils dans ma fac ? Improbable.